25juin 2006
Le carton
18:22 - Par Olivier Tilloy - Hull story
Et voilà j'ai dit adieu à ma maison du 35 Auckland Avenue. Pas beaucoup d'émotion, c'est juste une maison. D'autant que j'ai juste traversé la rue. On aura vu plus éprouvant comme déménagement.
Ça peut paraître stupide, mais les contrats de location dans les maisons de l'université se terminent le 24 juin, et donc ensuite pour les vrais les durs les tatoués qui restent à Hull pour l'été, il faut trouver un autre logement.
Nous avions, Kaleo, Guij et moi, depuis pas mal de temps, envisagé l'idée de louer une maison ensemble jusqu'à la fin de notre séjour ici, fin septembre. Après avoir frappé à la porte d'une bonne vingtaine d'agences, certaines plusieurs fois, nous avons dû nous rendre à l'évidence : la seule solution acceptable était de reprendre un logement avec l'université, via l'Accomodation Office.
Au passage je tiens à cracher très fort sur les agences qui font du logement étudiant. Ces gens sont incompétents, menteurs et seul le profit dicte leur politique, pas la satisfaction des étudiants comme leurs affiches le vantent. Nous avons perdu énormément de temps à chercher une maison dans le privé, avec pour motivation le coût supposé moins élevé qu'avec l'université. Après être retournés résignés à l'Accomodation Office, et tous calculs faits, la différence est négligeable, surtout en considérant que le but premier de l'université n'est pas de nous soutirer de l'argent mais bien de nous loger.
Nous voilà donc tous les trois dans une nouvelle maison, au 22 Auckland Avenue (30 mètres de mon ancien chez-moi), jusqu'à fin septembre. Cette maison est réservée aux étudiants dans notre cas, les writing-up students, qui restent pour l'été pour écrire une thèse.
La maison est plutôt agréable, assez dans le style de celle que j'habitais avant, avec ses avantages et ses inconvénients.
Côté colocataires, nous ne sommes pas dépaysés. Outre nous trois, il y a Lee, un anglais de Scarborough qui fait un master de philosophie et dont nous avions fait la connaissance en septembre dernier, et il y a Michalis, un grec qui fait un master de Games Programming et qui vivait déjà dans la même maison que Guij. Des gens sympas, avec déjà 100 000 fois plus d'ambiance que dans mon ancienne maison.
Je suis passé de la plus grande chambre de la maison à la plus petite, mais finalement j'ai réussi à y caser tout ce que j'ai pu accumuler en presque un an, donc tout va bien. Toujours pas de vrai sommier (le matelas est posé sur une planche de bois) et un lit à peine assez large pour une personne, mais ça fait 10 mois que je dors à la spartiate, donc 3 de plus ou 3 de moins... En revanche j'ai un lavabo dans ma chambre, et ça c'est la classe (qui a dit "pas besoin de se relever la nuit"?). Le gros point négatif c'est que je n'ai plus ma connexion internet. Il y a bien la connexion 56k par modem, mais comparé à la connexion sans fil que je captais dans mon ancienne chambre, c'est le jour et la nuit. D'ailleurs pour l'instant même pas moyen de faire fonctionner mon modem, donc pas de connexion du tout. Sans accès au net, je me sens tout nu. J'imagine que ma fréquentation du labo va augmenter. Blague à part la connexion internet c'est autant mon outil de travail qu'un loisir, comme ce qu'est la télévision à beaucoup. C'est pô juste.
Pour ceux à qui mon adresse était utile, mettez à jour vos répertoires : 35 - 13 = 22! Et mon numéro de téléphone fixe est maintenant +44 1482 30 26 40.
Bientôt un billet sur l'extraordinaire système de douche qui équipe notre salle de bain...
Nota : Le titre de cet article fait référence à un film français très drôle que j'ai regardé vendredi soir, entre deux cartons, très à propos, je vous le recommande.