Olivier's adventures in Wonderland

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18juin

En vadrouille dans le Yorkshire

Ici Marie et Olivier en direct de Hull city, nous sommes dimanche soir, à vous les studios!

Euh non, pas encore, on a oublié de relater ce week-end chargé en visites dans le East Yorkshire. Marie est venue me rejoindre pour passer un week-end chez moi et nous en avons profité pour découvrir la région.

Première étape : Beverley, très jolie petite ville résidentielle située à 25 minutes en bus au nord de Hull. Autant Hull est laide, autant Beverley doit être agréable à vivre. Le centre ville est tout petit et un après midi est largement suffisant pour en faire le tour, l'attraction principale étant l'imposante cathédrale.

La cathédrale de Beverley

La cathédrale de Beverley.

Un pub de Beverley

Un pub typique de Beverley.

Deuxième étape le samedi : la capitale du Yorkshire, York. La ville est magnifique, et sous le soleil ça ne gâche rien! Le centre ville est très peu étendu, ce qui permet d'en découvrir toutes les richesses en une journée.

Nous avons commencé par la cathédrale, visite éclair qui nous a quand même permis d'admirer une statue assez laide de Guillaume le Conquérant trônant aux côtés d'une douzaine d'autres rois d'Angleterre et d'apprendre comment un illuminé avait mis le feu à la cathédrale au XIXème siècle après avoir eu un rêve dans lequel Dieu lui avait commandé de jouer les pyromanes.

La cathédrale de York

Nous avons ensuite assisté au Royal Salute dans les Museum Gardens à l'occasion de l'anniversaire officiel de la Reine. Il semblerait que la Reine soit née en avril mais pour d'obscures raisons pratiques, tous les monarques anglais ont leur anniversaire officiel en juin. Nous avons donc eu droit à une fanfare militaire avec un type tout harnaché qui jouait les majorettes avec son grand bâton. Ensuite sont arrivés les artificiers puis quelques huiles (duchesses, vicomtes et tout le tralala, accompagnés d'une petite fille déguisée en princesse, c'était assez mignon). Les artificiers ont fait leur office, à savoir tirer 21 charges à blanc dans un bruit assourdissant et une fumée opaque, puis la fanfare a joué le Dieu sauve la Reine et ensuite nous sommes repartis pour continuer notre visite de la ville, parce que l'inspection des armées par la duchesse de Machintruc ça n'est que moyennement intéressant...

Les artificiers et leurs engins

L'inspection des armées par la princesse de Motordu.

Nous avons ensuite déjeuné au bord de la rivière Ouse, puis visité les remparts de la ville avant de retourner bronzer prendre des coups de soleil dans les Museum Gardens.

Une tour du château de York

Un vestige du château de York (la colline a été érigée par notre ami Guillaume qui conquérait).

Visite des remparts

Visite des remparts qui entourent une partie du centre ville.

Enfin nous ne pouvions pas ne pas conclure ce week-end par une balade au bord de la mer. Scarborough étant à trois heures de bus, nous avons revu nos objectifs à la baisse et sommes allés à Hornsea (une heure en bus). Le temps était couvert mais nous avons quand même passé la fin de matinée sur la plage, et nous sommes ensuite allés déjeuner dans un restaurant typique anglais, où nous avons pu apprécier le Sunday Roast et le Apple and Strawberry Pie with Custard.

Le front de mer

Le front de mer.

Marie repart demain matin après un week-end très agréable et assez fatigant qui m'aura permis de découvrir la région dans laquelle je vis depuis presque un an et que finalement je ne connaissais absolument pas.

22mai

Bye-bye Jenny, Jess et Romain

On dit que c'est toujours les meilleurs qui partent en premier. Après Una la semaine dernière, j'ai dit ce matin au revoir à Romain, Jess et Jenny.

Dur de voir ces amis partir en sachant qu'on risque de ne pas les revoir avant longtemps. Ces gens qui étaient des inconnus il y a neuf mois et avec qui j'aurai partagé tant de choses. Le 51 Auckland était une maison chaleureuse, un peu bordélique mais accueillante où il faisait bon squatter autour d'un café, jouer de la guitare et chanter ou parler de tout et n'importe quoi avant d'aller taquiner la balle au squash ou vider une pinte au Sanctuary.

La dernière soirée aura été à l'image de cette année en leur compagnie : trop courte, mais inoubliable.

Jenny et Jess

Jenny et Jess.

Romain

Romain.

Jenny et Arda

Jenny et Arda.

Patricia et Stephanie

Patricia et Stephanie.

Romain et Jess

Romain et Jess.

A bientôt mes amis!

22mai

Dîner entre colocataires

Partir étudier un an à l'étranger. Avant même d'y être on essaie de se faire une idée de ce que la vie là-bas pourra bien être. Et, génération "Auberge Espagnole" oblige, ce qui vient à l'esprit en premier, c'est le mélange des nationalités, la fête, une ambiance de folie, une maison vivante. Quand en plus on apprend qu'on va partager une maison avec quatre colocataires étrangers à deux pas du campus, la vision se précise. Quand on arrive sur place et que l'accueil est assuré par l'International Welcome Week, que les soirées se succèdent à un rythme frénétique, on est définitivement convaincu qu'à part le climat, on l'a trouvée notre Auberge Espagnole.

Pour ma part un de mes grands regrets de cette année concerne mon chez moi. Oui, j'ai partagé une maison avec quatre colocataires de quatre nationalités différentes. Mais ça s'arrête là. Le fait que j'ai été dans une maison de postgraduates a sûrement joué. J'ai aussi sûrement ma part de responsabilité dans la non-atmosphère qui régnait dans ma maison, comme tous les autres.

Notre living room n'a jamais été vivant que quand j'invitais des amis à dîner, chacun mangeait dans son coin, mes colocs étant apparement plus à l'aise face à leur télé qu'à partager des moments ensemble.

Dans un ultime effort et pour ne pas totalement le regretter, j'ai proposé à mes colocs d'organiser un dîner tous ensemble. Oui, ça paraît assez pitoyable : nous n'avions jamais pris un repas en commun en un an de cohabitation. Et en bataillant pour organiser quelque chose qui convienne à tous, j'ai compris pourquoi. Avec certaines personnes rien n'est simple. Sans m'apesantir sur le paragraphe délation, entre Lisa qui ne veut pas louper un super film à la télé et AbdulAmid qui ne pouvait pas pour cause de match, ce dîner a été repoussé de jour en jour pendant deux bonnes semaines, et j'ai failli laisser tomber.

Enfin finalement on l'a fait, c'était sympa (pas non plus inoubliable, hein), Lisa avait fait une salade, AbdulAmid a ramené de la nourriture arabe achetée au take-away, Deng des desserts chinois, sortes de boulettes de riz fourrées, et j'avais fait une tarte aux pommes normande.

Et après presque 9 mois de cohabitation, vous allez enfin pouvoir mettre un visage sur mes joyeux lurons de colocataires...

Mes colocs

Deng (chinois), AbdulAmid (lybien), Lisa (hollandaise), Matthew (anglais).

Nous cinq

Les mêmes et votre serviteur.

17mai

Bye bye Una

Quand on arrive à Hull pour passer un peu plus d'un an dans un contexte international, on s'attend à faire un tas de rencontres, à découvrir différentes cultures, à côtoyer des étudiants de tous les pays, à apprendre la langue, à nouer des amitiés. Je connais de vue un bon nombre d'internationaux, j'échange quelques mots avec certains d'entre eux, et il m'arrive de discuter avec mes colocs. Et puis il y a les gens avec qui je passe beaucoup de temps, les gens avec qui j'ai noué une vraie amitié. Et ça c'est sûrement le plus enrichissant.

Parmi ces gens, il y d'abord bien sûr Kaleo et Guij. Il y a Romain, mon infatigable partenaire de squash et de guitare, Jess et Jenny. Il y a eu Sabrina, Toto et François, et il y a Susan. Il y a Stephanie. Et puis il y a Una.

Plus travailleuse et déterminée à se démarquer par son excellence, je ne connais pas. Espagnol, Français et management sont ses armes, et elle les manie bien! Societies Exec pour l'Union sur son peu de temps libre, elle connaît au moins la moitié des gens sur ce campus.

Des bons moments en sa compagnie il y en aura eu. En vrac les meilleurs ont probablement été les séances traduction anglais-français et vice versa au Planet Coffee, les dîners chez moi qui finissaient invariablement en longues discussions où nos cultures française et anglaise s'entre-choquaient, les soirées internationales au Johnny Mac et les house parties, ma première expérience d'un coiffeur anglais, les After Shock du Piper...

Avant-hier après son dernier examen, Una est partie, direction Cuba puis Londres pour des vacances bien méritées, avant d'aller passer un an au Chili. Je ne la reverrai à priori donc pas de sitôt.

Bye bye Una, bon vent et j'espère que nos routes se croiseront de nouveau!

Una et moi

Una et moi.

Une belle brochette

Romain, Jenny, Guij, Kaleo, Steph et moi, lors de ce qui a sûrement été une des dernières house parties de l'année.

14avr.

Entretien d'embauche à Londres

Mardi je suis allé en compagnie de Kaleo et Guij à Londres pour un entretien d'embauche pour une SSII française basée à Sophia-Antipolis, la COFRAMI.

Nous avions été contactés directement par COFRAMI grâce au forum entreprises de l'IIE lors duquel avaient été distribués aux entreprises présentes un CD-ROM contenant nos CV. Après un entretien téléphonique avec le chargé de recrutement français, nous avions été mis en contact avec l'équipe de recrutement du bureau de Londres et avions convenu d'un entretien.

Le recrutement actuel est ciblé : il s'agit d'un gros projet du groupe Amadeus (qui produit des systèmes de réservation en ligne et pour les voyagistes), qui débute en septembre, et une partie des effectifs du projet sera composée de prestataires de différentes SSII comme la COFRAMI. De plus la mission débuterait par une période de formation aux technologies et produits déjà en place.

Un peu plus de six heures de train aller-retour pour une demi-heure d'entretien, ça fait beaucoup, mais ça n'était pas perdu! Entretien très largement informel, autour d'un café et à trois (Guij et moi sommes passés ensemble), en anglais bien sûr, qui a consisté principalement en une brève présentation du groupe Amadeus, du projet concerné et des postes à pourvoir, puis de notre part une présentation et mise en valeur de nos compétences et expériences techniques et professionnelles. Pas de pièges ou d'agressivité pour tester notre aplomb ou notre répartie, il s'agissait vraisemblablement plus d'une formalité avant de faire suivre nos dossiers à Amadeus pour validation.

Quelques heures à tuer avant de repartir pour Hull, nous sommes donc allés nous abriter des averses londoniennes dans un pub du côté de Hammersmith, puis faire un petit tour du côté de Leicester Square avant de retourner à Kings Cross.

A Kings Cross justement, nous sommes arrivés juste à temps pour attraper le Poudlard Express, en partance sur la voie 9¾.

La voie 9¾ à Kings Cross

Hier je reçois un mail du recruteur français de la COFRAMI me demandant de compléter un CV détaillé, ce que je m'empresse de faire, puis je reçois un coup de téléphone d'une autre personne chargée du recrutement me demandant des informations complémentaires sur mes compétences techniques. Je jongle avec les interlocuteurs...

Enfin hier soir je reçois un mail des services de recrutement d'Amadeus qui semblent intéressés par mon profil pour me recruter en direct... Et là, avec mon manque d'expérience et de visibilité, je me demande ce que je dois faire. Je vais bien sûr répondre à Amadeus, mais qu'est-ce qui est le plus intéressant pour moi : être embauché par la COFRAMI pour être missionné auprès d'Amadeus, ou bien être directement embauché par Amadeus? Je suis ouvert aux conseils et à vos avis!

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